Sentier

Voulez-vous connaître les lieux de l'enfance de Karmen?

Sur la route de Karmen D´Etxalar, la route menant à la supposée maison de Karmen est faite. Pendant la tournée, il a disposé 6 panneaux, de la maison de la culture à sa maison, Errotxen borda. Au cours de cette belle promenade, des mentions sont faites sur le temps de Karmen, le mode de vie et les événements du temps.

Certains tronçons de l'itinéraire, les plus beaux, longent également l'ancien "Chemin de Baztan" et permettent de voir de beaux endroits et un patrimoine intéressant.

Ne doutez pas et faites la route Karmen d'Etxalar!

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1º Panneau

Au début du XIXe  siècle, Karmen, jeune fille rendue célèbre par le roman de Prosper Mérimée, aurait vécu à Etxalar. Plus tard, elle devient célèbre  grâce à l'opéra de Bizet.

Née à la bergerie  "Errotxen borda" (quartier de Larrapil Sarriku)  l'histoire raconte que jeune fille, elle fut enlevée par des gitans lors d'une nuit de fortes intempéries puis emmenée à Seville.

Le 17 Septembre 2017, la commune d'Etxalar a souhaité lui rendre hommage en partageant son histoire basque par le biais de la Pastorale Karmen Etxalarkoa. Nous vous invitons à voyager à l'époque de cette femme libre et courageuse à travers son parcours, retracé par les habitants.

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2º Panneau

Vous apercevrez derrière ce panneau la cascade de la rivière d'Arbia. que Karmen  observa maintes fois depuis le pont situé en face, sur la route de Baztan.
En 1804 une inondation détruit le pont d'Arbia mais, formant un axe important du Baztan et l'un des principaux de la vallée,  il dut être reconstruit.
En 1804, suite à une inondation, le pont fut rénové. Approchez-vous du pont pour voir la pierre! (Harriaren argazkiaren azpian edo ondoan jartzeko, pie de foto)

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3º Panneau

Nous passons maintenant par le chemin de Baztan, que Karmen a si souvent emprunté.
En face, les monts Azkua et Arrano Komainta, les plus hauts d’Etxalar.
Au nord, Etxalar est frontalier avec la France, ce qui a grandement facilité la contrebande.  Karmen se mêla souvent aux  contrebandiers, et il se pourrait bien que cela l’ait  aidée à se mêler aux voleurs, plus tard en Andalousie.
 Ils n'acceptaient certainement pas n’importe quelle femme dans leur groupe !

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4º Panneau

En 1760, les propriétaires de maisons avaient l'habitude de se réunir tous les dimanches. Au cours de l’une de ces  réunions ils prirent cette décision :
«dans les gorges de Sarriku, dangereuses à cause des inondations, il sera construit un pont de pierre (car le précédent était  en bois), qui pourra être utilisé par ceux qui viennent d’Agoitz, d’Esteribar ou encore de la vallée d’Erro pour aller vers Baztan, car ce sont eux qui amènent le sel, le blé et le vin sur notre marché. »
A cette époque, les propriétaires de maisons, les tisserands, les menuisiers, les charpentiers, les muletiers, les médecins et les maréchaux-ferrants  passaient par ici. Tout comme les gens plus pauvres, venus vendre leurs récoltes au village, ainsi que les gitans venus demander l’aumône.

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5º Panneau

Au XIXème siècle Etxalar comptait plus de 1.800 habitants, dont la moitié travaillait dans les forges alentoures afin d'extraire le charbon et le transporter. Le minéral arrivait au village de Bizkaia en passant par Pasaia, Il était transporté en gabare sur la Bidassoa puis à dos de bœuf de Montoya au village.
Les villageois brûlaient le minéral, en séparaient le fer pour en  faire des barres  puis des outils.
Selon les anciens, Gaineko ola (forge du haut) et Beheko ola (forge du bas) étaient séparées. La première se trouvait de l’autre côté de cette montagne, à côté de Erroitegiko erreka (les vieux murs sont encore visibles) alors que la deuxième se trouvait après les ventas en direction du village, en bas de la nouvelle route.
C'est à cet endroit, près des forges, que Karmen aurait vécu pendant des années, jusqu'au déclin de cette industrie. Elle pouvait très certainement contempler, entre les hêtraies et les châtaigneraies, les places à charbon, les muletiers et les ouvriers qui par leurs allers-retours brisaient le silence de la vallée.

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6º Panneau

Vous vous trouvez en face de la maison natale de Karmen, Errotxen borda.
Une nuit, lors de fortes intempéries, des gitans l'ont enlevée et  emmenée avec eux à Séville.
Elle devait être issue d'une famille nombreuse et modeste qui survivait grâce au potager et la pommeraie.
La châtaigne et la pomme ont une grande importance dans l’alimentation de l’époque. Les châtaignes étaient conservées dans des paniers en osier, entourées d’un sac en tissu, puis recouvertes de terre, de branches et de fougères.